Réunion du Réseau des femmes parlementaires (Yaoundé, 2026)
Mercredi 8 juillet 2026, le réseau des femmes parlementaires s'est réuni en marge de la 51ᵉ Session de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), à Yaoundé, au Cameroun ; sous la présidence de Lydienne Epoubé, première vice-présidente du Réseau.

Réunies toute la journée au Sénat du Cameroun, plus de 60 parlementaires, issues de 40 sections, ont échangé sur de nombreuses thématiques relatives à la condition des femmes dans l'espace francophone.
Mona Fortier, Rapporteuse (Canada) a présenté l’état d’avancement de son rapport relatif à la participation citoyenne des jeunes femmes. Elle a notamment partagé un sondage à l’intention des sections afin de recueillir des données précises de l’état de la situation dans chaque pays.

Dans le cadre de son rapport relatif au leadership des femmes et à la parité 50/50, Sylvie Muyango, Rapporteuse (Rwanda) a présenté divers mesures mises en œuvre au Rwanda pour promouvoir le leadership féminin, protéger les droits des femmes, l’égalité des genres dans les secteurs de la gouvernance et de la sécurité, et lutter contre les violences sexistes.

Christine Bulliard-Marbach (Suisse) a présenté une proposition de résolution sur la lutte contre l'isolement social dans l'espace francophone, tandis que Sophie Mette (France) a pris la parole sur la lutte contre le masculinisme, forme radicale du sexisme hostile.
A la suite de plusieurs actions de coopération menées par le Réseau des femmes parlementaires concernant l’Agenda « Femmes, paix et sécurité », les membres du Réseau ont adopté une Déclaration en faveur du renforcement d'une diplomatie parlementaire féministe.
Il a également conclu un accord-cadre de coopération avec le Bureau de la Représentante spéciale du Secrétaire général de l'ONU chargée de la question des violences sexuelles liées aux conflits, Pramila Patten. Celui-ci a pour objectif de sensibiliser les parlements et les parlementaires de l’espace francophone au fléau de la violence sexuelle en situation de conflit, en particulier à l’encontre des femmes et des filles, mais aussi des hommes et des garçons, utilisée comme tactique de guerre, de terrorisme et de répression politique, et d’apporter un soutien à la prévention et à la lutte contre la violence sexuelle liée aux conflits.
Les femmes parlementaires ont également eu l'occasion de visiter les locaux du centre hospitalier de recherche et d'application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine de Yaoundé.
