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Une délégation du Bureau de l’APF à Bujumbura pour une mission de diplomatie parlementaire

23 novembre 2017

Les 20, 21 et 22 novembre 2017, le Président de l’APF, M. Jacques Chagnon, a conduit une délégation du Bureau de l’APF à Bujumbura afin de répondre à l’invitation conjointe des Présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale du Burundi, M. Révérien Ndikuriyo et M. Pascal Nyabenda. Face aux sanctions dont est actuellement l’objet la section burundaise de l’APF, ces derniers ont souhaité qu’une mission de l’APF puisse venir rendre compte de la situation politico-sécuritaire du pays.

Depuis la Session de Berne en juillet 2015, le Burundi fait en effet l’objet au sein de l’APF d’une mise sous observation et voit l’ensemble de sa coopération institutionnelle être suspendue. Lors du Bureau de Luxembourg en juillet 2017, cette sanction a été maintenue. Dans une dynamique de diplomatie parlementaire, la présidence de l’APF souhaitait mener un dialogue avec les Présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat burundais.

Paritaire, la délégation de l’APF était formée, outre de son Président, de M. Jean-Max Rakotomamonjy, Président de l’Assemblée nationale de Madagascar, de Mme Lydienne Epoubé (députée, Cameroun), Présidente du Réseau des femmes parlementaires de l’APF et de Mme Geneviève Inagosi Kassongo (députée, RDC), rapporteure à la Commission politique de l’APF. La délégation était également accompagnée du Secrétaire général administratif et de deux conseillers du Secrétariat général de l’APF.

Reçus d’abord par les Présidents des deux chambres du Parlement, les membres de la délégation ont également rencontré le Président de la République, le Président de la Conférence des évêques du Burundi, le Président de la Commission de Vérité et réconciliation, des représentants de l’opposition parlementaire et de la société civile, le ministre des Relations extérieures et de la coopération internationale, d’anciens Chefs de l’État, le représentant du Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’Homme des Nations Unies au Burundi et des représentants des corps diplomatiques francophones. Les entretiens ont eu lieu à Ngozi, à Muyinga et à Bujumbura.

Les membres de la délégation ont abordé avec leurs interlocuteurs des sujets préoccupant les parlementaires de l’APF, notamment le projet de révision constitutionnelle, l’Accord d’Arusha, le retrait de la Cour pénale internationale, la situation politique et sécuritaire, les violences, les disparitions forcées et les atteintes aux droits de l’Homme, le processus de réconciliation nationale et la sortie de crise, le sort des réfugiés ainsi que la situation économique du pays. La prochaine étape pour la délégation sera de rencontrer des représentants de l’opposition en exil.

Le Président de l’APF s’est dit satisfait d’avoir pu mener cette mission au Burundi : « La présidence de l’APF s’était engagée à tenir cette mission. Les membres de la délégation pourront ainsi faire état de leurs observations et de leurs constats à leurs collègues du Bureau lors de notre prochaine réunion qui aura lieu à Paris en février 2018 ». Les membres du Bureau pourraient alors choisir de modifier la sanction dont fait l’objet la section burundaise.

Le Président de l’APF a également rappelé l’importance de la diplomatie parlementaire et du dialogue avec les membres des parlements des pays en crise. Les parlementaires de l’APF, représentants des peuples francophones, doivent jouer un rôle important dans la prévention et la médiation des tensions politiques grâce à la diplomatie parlementaire.

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