Actualités

L’Assemblée parlementaire de la Francophonie à la Conférence internationale sur l’éducation des filles et la formation des femmes dans l’espace francophone

24 juin 2019

L’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) a participé à la Conférence internationale sur l’éducation des filles et la formation des femmes dans l’espace francophone, organisée par l’Organisation internationale de la Francophonie, sous le très haut patronage du Président de la République du Tchad, les 18 et 19 juin à N’Djamena.

La délégation, menée par le Secrétaire général parlementaire de l’APF et député (France), M. Jacques Krabal, était composée des députées Mme Aoua Ibro Na Alla, Vice-présidente de la Commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles (CECAC)(Niger), Mme Marie Suzanne N’Nolo Onobiono (Cameroun), Mme Germaine Kouméalo Anate (Togo), Mme Néné Marème Kane (Sénégal) et Mme Ernestine Lamine (République centrafricaine).

Mme Anate a notamment modéré un atelier sur « Mariages précoces et grossesses non désirées ». Les autres parlementaires ont participé à des ateliers sur divers enjeux comme par exemple : l’éducation des filles et des femmes en situation d’urgence, la transition vers le secondaire et le supérieur, l’éducation des filles en milieu rural en Afrique francophone, et la violence liée au genre en milieu scolaire.

Le Secrétaire général parlementaire a prononcé un discours à la clôture de la conférence : « L’APF accompagne l’OIF et la Secrétaire générale de la Francophonie dans ses efforts pour faire reculer toutes les discriminations et, particulièrement, celles liées au sexe. Nous réaffirmons que le genre ne doit pas être un pilier de l’identification sociale. Quand les droits des minorités, des plus faibles et des plus pauvres progressent, c’est toute la société qui avance. L’éducation pour tous est la seule solution. »

Il a déclaré également que « Le progrès du droit à l’éducation pour tous repose sur un État de droit aux fondations solides, particulièrement l’établissement d’un registre d’état civil. Sans certificat de naissance, nos enfants sont privés d’identité et donc de scolarité ».

Soulignons que l’APF s’est emparée du sujet de l’éducation des filles depuis 2012 en adoptant des rapports sur l’éducation et la formation des filles et des femmes en Francophonie (Bruxelles, 2012) ainsi que sur l’évolution de l’accès des filles à l’éducation primaire (Berne, 2015).

En marge de la Conférence, le Secrétaire général parlementaire a rencontré le Premier Vice-Président de l’Assemblée nationale du Tchad, M. Moussa Kadam, et des membres de la section tchadienne de l’APF pour discuter des activités et programmes de l’APF ainsi que de la situation du non enregistrement à l’état civil au Tchad. Il a aussi participé, en compagnie de l’Administratrice de l’OIF, Mme Catherine Cano, à l’inauguration d’un réseau de quatre espaces numériques IFADEM, centres de ressources pour les acteurs du système éducatif tchadien.